VACHEMENT CONNECTÉS !

A VOS CLAVIERS

Le marché des objets connectés en santé explose. On dénombre aujourd’hui 15 milliards d’objets connectés (balances, montres, bracelets. On devrait en compter 50 à 70 milliards en 2030. Est-ce que cette surveillance permanente ne va pas pour autant générer une nouvelle hypocondrie ? Est-ce qu’on sera malade des stress causés par la fluctuation de nos paramètres ? Après avoir lu « Vachement connectés », imaginez une autre histoire qui raconte l’usage des outils connectés santé en 2030.

Et si demain, nous souffrions d’hypocondrie !

Phil porte en permanence une vingtaine d’objets connectés pour surveiller sa santé. Si avec cette quincaillerie les vaches sont bien gardées, l’homme est bien angoissé. Heureusement, sont médecin a le remède miracle.

Avant que les vaches soient exterminées pour cause de pollution provoquée par leurs flatulences, elles donnaient du lait aux humains. Ils le mettaient dans le réfrigérateur et ils avaient toujours une grand-mère pour dire : « Le lait prend toujours le goût des aliments qui l’avoisine. » Et il y avait toujours un désœuvré qui traînait dans le coin et qui maugréait : « Les humains, c’est pareil. Ils déteignent toujours l’un sur l’autre. » C’est le cas de Zabou et Phil. Ils ont tellement pris le goût de l’autre que parfois ils se demandent si l’autre ne manque pas de goût. C’est surtout le cas quand cet autre passe en boucle ses obsessions — J’ai eu mon rendez-vous avec le Docteur Muller, bafouille Phil. — Humm, répond Zabou. Sur ce sujet a toujours le comportement de la Vache qui ne rit pas, mais qui se contente d’avoir des réponses qui peuvent se répliquer à l’infini. — Il ne comprend pas pourquoi j’ai pris 136 g en une semaine. billig nike air norge Pas normal. J’ai fait une moyenne de 10 126,2 pas, soit 46 de plus que la semaine précédente. — Une simple erreur de calcul, dit Zabou. — Ce n’est pas possible. Bracelets, tatouages, sous-vêtements, casquette, oreillettes, montre, bagues, chaussures, lunettes, semelles… J’ai en permanence au moins 10 objets connectés sur moi. — Toutes ces puces ne te démangent pas ? demande Zabou qui n’est jamais en reste d’une analogie animale. — Madame a l’humour qui gratte ! Pour ta gouverne, j’ai aussi des pilules détectrices de cancer, de maladie d’Alzheimer, de Parkinson et des analyseurs de larmes. — Ciel, j’ai épousé une quincaillerie ambulante ! Zabou sourit. Même si elle a parfois l’humour un peu vache, elle aime surtout voir Phil brouter son herbe et ruminer longuement. Il le prend son temps avant d’affirmer. — J’ai failli mourir cette semaine. — Encore ? Depuis que tu trimballes tes breloques connectées, tu meurs presque tous les jours. Raconte. Excédé par l’insolente légèreté de sa femme, Phil ajoute un temps de rumination avant de s’aventurer dans son récit. — Lundi, comme tous les matins, le miroir me demande de lui cracher dessus. Au lieu de me dire que je suis le plus beau, il m’annonce que j’ai une maladie nommée Trairarus. Je m’inscris sans attendre sur la plateforme d’urgence sanitaire et j’ouvre la fenêtre pour qu’un drone-ambulance vienne me chercher. Je vois alors un message s’afficher « Les miroirs connectés de la marque AlmaRecord ont été hackés. Effectuez une contre-analyse. » — Tu as paniqué. — Pas du tout, s’esclaffe Phil. J’ai donc été craché sur le miroir de ma mère… Il m’a dit que j’avais mauvaise haleine. — Le miroir de ta mère réfléchit bien ! — Depuis, je suis angoissé. Je dors mal. J’ai dormi 11 minutes 23 secondes de moins que la semaine dernière, répond Phil avec le regard de la vache qui n’a plus de queue pour éloigner les mouches. — Donc, tu as demandé à Muller de te prescrire une nanopilule qui régule le sommeil — Comment le sais-tu ? — Elle manque à ton attirail !
Hier, les vaches avaient deux estomacs. Un pour tout de suite, l’autre pour plus tard. Phil a adopté le même système pour son cerveau. En attendant de digérer l’information, il regarde sa femme, sourit, ouvre la bouche, la referme, l’ouvre. air max 2017 dames — Il avait mieux. Il m’a proposé un dispositif qui vient de passer les essais cliniques. — L’avantage, avec toutes les nouveautés que tu avales, c’est que tu pourras vendre ton corps au musée de la santé. New Balance Homme — Justement, cela ne s’avale pas. fjallraven kanken uk Et, je ne vais plus avoir besoin de tous mes bracelets, tatouages et même du miroir connecté. — La révolution ? C’est quoi ce produit miraculeux. new balance femme 996 blanche — C’est un hypocondreur. Cela se présente sous forme d’une grosse gélule en mousse naturelle qu’on garde dans sa poche. Quand on sent un léger malaise, on la malaxe. Nike Air Max 2016 Femme — J’imagine que ta boule de mousse est remplie de nanoparticules connectées. — Pas du tout. Elle est en mousse naturelle qui évite les ondes nocives. — Comment suis-tu tes paramètres ? — C’est là toute la performance de l’hypocondreur. On n’a plus besoin de les suivre. Après quelques jours d’acclimatation, on se sent beaucoup plus détendu et l’on dort mieux. Le docteur Muller m’a dit que dans 15 jours, je ne jurais plus que par l’hypocondreur. La vache ! pense Zabou. Il est vraiment très fort le Docteur Muller. Il a toujours dans sa panse doctorale des traitements qui permettent de regarder tranquillement passer les trains du progrès.

LES MÉTIERS DU FUTUR DU NUMÉRIQUE

Pour organiser des ateliers, conférences et événements sur les métiers de demain, contactez-nous.

Après la fée électricité, la fée numérique révolutionne la société en transformant toutes les activités en 0 et 1. Ce nouvel or noir ayant besoin d’être capté, stocké, traité, il crée une flopée de nouveaux métiers

Avant-hier, la fée électricité a mis un coup de baguette magique. Elle a éclairé nos nuits et a alimenté des machines. Généreuse, notre fée a libéré Madame en lui fournissant des robots, des machines à laver et des aspirateurs. Elle a cru bien faire alors que le grand gagnant était Monsieur qui profitait d’une douce lumière tamisée pour fumer sa pipe et lire son journal. Quelques années plus tard, la fée numérique est arrivée. Son coup de baguette magique est ambitieux. Il consiste à transformer toutes les activités humaines en 0 et 1. L’opération est insidieuse. Elle commence par la transformation des lettres de l’alphabet. Le a devient 01000001, le b  se lit 01000010. L’alphabet étant numérisé, on peut transformer des phrases. Scarpe Nike Italia Avec ce langage, le banal « Ça va ? » devient : « 0100001101100001001000000111011001100001001000000011111100001010 » Si l’échange entre humains avec ce langage n’est pas facile, il permet le stockage et le traitement de ces données. C’est ainsi qu’on voit apparaître les premiers traitements de textes qui nous permettent de mettre en gras nos : « Ca va ? » Après ce premier épisode, la fée numérique a fait un clin d’œil à un certain Gordon Moore, qui affirme en 1965 que : « Le nombre de transistors par circuit de même taille va doubler, à prix constants, tous les ans. » Il en déduit que la puissance des ordinateurs va croître de manière exponentielle, et ce pour des années. Comme le gaillard est président d’Intel, il s’active pour que sa prévision soit juste. Les ordinateurs devenant de plus en plus puissant, la fée numérique continue sa mission en transformant les images fixes et animées, les sons en 0 et 1 et. Comme rien ne l’arrête, elle transforme des pressions, des températures, des flux.. Le mouvement est en marche. Au fil du temps, de plus en plus d’éléments de l’activité humaine sont enregistrés et transformés en mode binaire. Avec ces transformations, la production de données à la seconde étant tellement impressionnant que essaye plus de les comptabiliser. On se contente de nommer cet océan de 0 et 1, les big data
Nouvelle ressource, nouveaux métiers La fée numérique a bien compris la mécanique ancestrale. On voit donc apparaître un florilège de nouveaux métiers dans la captation, le stockage et les traitements des données. Côté captation, des renifleurs de données s’activent à enregistrer nos activités personnelles. Datacorpistes, ils fabriquent des bracelets qui enregistrent nos pas, les emballements de nos cœurs, notre temps et qualité de sommeil, notre pression artérielle, les mots que nous échangeons… La technologie évoluant, nos vêtements, lunettes ou smartphones vont enregistrer tous nos tics, soupirs, agacements et nos plaisirs. On aura alors des émotionneurs spécialisés dans ces captations. D’autres enregistrent les activités de la ville. Voitures dans une rue, personnes assises sur un banc, pollution, bruit, quantité des déchets, SMS envoyés dans un lieu précis… Rien ne dit que demain, on n’aura pas des datacrotteurs qui téléguideront des insectes électroniques pour consigner les crottes de chien. Goedkope Nike Air Max 1 Ils pourront échanger les bonnes pratiques avec les datadronistes qui, à la campagne, utilisent des drones pour visualiser la teneur en azote des champs. Au rayon stockage, les datastockistes entretiennent des fermes de serveurs ou fabriquent des supports mobiles. Depuis quelques années, on a vu arriver les cloudistes qui enregistrent nos données dans le nuage. Leur poésie consiste à faire un lien en direct entre les informations que nous créons sur nos ordinateurs ou autres dispositifs numériques et les serveurs. Comme ces serveurs produisent de la chaleur, des datachauffistes vont utiliser cette chaleur pour chauffer des immeuble
[bctt tweet= »Demain, des algosporteurs donneront les résultats des matchs de foot avant le match. »]
Les données sont enregistrées, stockées. Il faut maintenant les rapprocher, les mélanger, leur donner du sens. Les grands rois de la cuisine de ces données sont les algorithmeurs. Ils choisissent leurs ingrédients numériques en fonction de l’objectif à atteindre. On a donc des algovendeurs dont le but pourrait être d’utiliser la science pour vendre des glaces à des Esquimaux. Ou les algosporteurs qui donnent les résultats des matchs de foot avant qu’ils se passent. On rêve qu’ils soient supra-performants, car les matchs n’auraient même plus besoin d’avoir lieu ! On continue avec les prédicticiens. Fjallraven Kanken Baratas Ces émules de Madame Irma mettent par exemple les crimes passés dans leurs casseroles afin de prévoir ceux qui vont arriver. Ces métiers ont la côte. La masse de données accumulées impressionne. La caution scientifique donne l’impression qu’on peut faire confiance aux nombres donc aux algorithmes. Dans cette logique, on peut s’attendre à ce qu’il y ait demain des algomatcheurs qui nous proposeront l’âme sœur en un clic ou nous diront quand il faut nous séparer ? Ou des algorecruteurs qui iront nous chercher au fin fond de la pampa pour nous proposer un travail en or ou nous enverrons un SMS pour nous dire que l’algorithme montre que nous ne sommes pas assez performants et que donc nous sommes licenciés. La fée numérique ayant plus d’une astuce dans cette escarcelle magique, elle a induit l’idée d’utiliser ces données pour créer des nouveaux produits. Jeux, robots, lunettes de réalité augmentée, objets connectés… Outre les professionnels pour les fabriquer, ces merveilles du rugissant numérique font émerger de nouveaux professionnels : des objetbilleurs gèrent le bavardage provoqué par les objets connectés. Ces professionnels éviteront que l’on soit harcelé par nos plantes qui réclament à boire ou par la machine à laver qui exige qu’on vienne sur-le-champ la vider. Il serait dommage que les objets parlent, parlent, parlent et que nous, pauvres humains, nous n’ayons plus le dernier mot. Des légisbotants ou spécialiste du droit des robots déterminent si on a le droit ou non de maltraiter nos robots de compagnie. Des lunabulleurs affichent des informations sur nos lunettes de réalité augmentée. adidas uk store Grâce à eux, il suffit de faire un clin d’œil pour savoir si l’éphèbe qui marche dans la rue est libre et si nous faisons vibrer son sensible.
Découvrir le livre. La presse en parle Vous voulez être partenaire de la deuxième édition, contactez Anne-Caroline
[bctt tweet= »Demain, des dépollinfoteurs supprimeront les informations virtuelles qui nous polluent l’esprit. »]
La fée numérique a tendance à en faire un peu trop en mettant du numérique à toutes les sauces. Fjällräven Kånken Ryggsäckar Résultat, il faudra aussi des numéropathes pour guérir des dommages commis par un abus de numérique, des dépollinfoteurs pour supprimer les informations virtuelles qui nous polluent l’esprit. goedkoop nike air max 2017 On aura sans doute aussi besoin de néoalgorisateurs qui nous feront prendre conscience qu’un monde dirigé par des algorithmes court à sa perte. Sous des aspects de neutralité, ils répondent principalement aux logiques économiques, de leurs concepteurs et nous enferment dans ce que l’on aime déjà. Ce conte de fées des métiers du numérique ne va pas s’arrêter là. La fée numérique va continuer à jongler avec les 0 et 1 pour proposer de nouveaux services. Ses derniers bébés sont les artificielleurs ou spécialistes de l’intelligence artificielle. Ces as conçoivent des dispositifs apprenants, c’est à dire qui évoluent en fonction des données intégrées. Si on compte beaucoup sur eux pour la révolution numérique, ils peuvent aussi nous décevoir en montrant que l’intelligence artificielle a autant de grandeur que les fleurs artificielles, en étant de la connaissance sans sagesse, poésie et sensibilité. Ils vont nous surprendre ou nous décevoir en montrant que l’intelligence artificielle a autant de grandeur que les fleurs artificielles, en étant de la connaissance sans sagesse, poésie et sensibilité.

DISCRIMINETTES

Les discriminettes sont des lunettes augmentées de parité et égalité professionnelle. Grâce à la rugissante technologie, elles suppriment les discriminations entre les hommes et les femmes.

A vous de hacker cet objet révolutionnaire en modifiant ou ajoutant des fonctions, renommant l’objet, élaborant des prototypes…

Les prévisions tombent et font mal à notre sens profond de l’égalité. Le forum économique et social affirme qu’il faudrait vivre encore en apnée pendant 170 ans avant d’atteindre la parité hommes et femmes au travail. La ministre Najat Vallaud-Belkacem nous fait frissonner en constatant que le nombre de femmes qui poursuivent des études scientifiques décroit : « À ce rythme, il faudra attendre 2080 pour atteindre la parité entre chercheurs et chercheuses au CNRS et sciences dures, et 2075 pour les écoles d’ingénieures», dit-elle. Pour éviter de subir cette éternité, il faut agir au plus vite avec tous les moyens disponibles. Si on met en œuvre des quotas, des lois, la lutte contre les discriminations manque un peu d’imagination. Pourquoi pas, par exemple utiliser la technologie dans sa version intelligente et utile et l’humour pour combler le fossé entre les sexes ? Quelques saltos cérébraux plus tard, les discriminettes sortent des limbes de quelques esprits féminins bien agités. Ces lunettes augmentées de parité et égalité professionnelle vont utiliser tous les artifices de la rugissante technologie pour:

  • Supprimer les disparités de salaires entre les hommes et les femmes.
  • Égaliser les chances professionnelles.
  • Supprimer les stéréotypes et massacrer le sexisme ordinaire.
  • Améliorer la visibilité des femmes…

Pour élaborer ces discriminettes, tous ceux (femmes et hommes) qui veulent une parité professionnelle hommes et femmes sont appelés à contribuer. nike air max pas cher Ils peuvent ajouter une fonction, modifier les fonctions initiales, renommer l’objet, le dessiner, commencer à créer un prototype.

[bctt tweet= »Il faut attendre 170 ans avant d’atteindre la parité hommes et femmes au travail. Forum économique et social »]
Vous entendez des phrases discriminantes… Proposez-les

Mode d’emploi

Vous enfilez les lunettes. Une ou plusieurs fonctions sont automatiquement activées. Cheap Nike Air Max Trainers UK Les discriminettes sont autoapprenantes. Elles disposent d’algorithmes qui s’enrichissent en fonction du pathos sexiste du porteur. Si les discriminettes sont destinées en priorité aux hommes, elles peuvent aussi être portées par les femmes. Certaines comprennent alors qu’elles cautionnent un sexisme trop ordinaire. D’autres créent de nouvelles fonctions favorisant la suppression des discriminations.

1. Discrinotron

Permis à points de non-discrimination Grâce aux capteurs sémantiques, le discrinotron identifie les phrases, attitudes et décisions discriminantes. Elle calcule ce potentiel d’exclusion qui aboutit aujourd’hui à ce que 80 % des femmes considèrent être régulièrement victimes d’attitudes ou de décisions sexistes dans leur entreprise. Des points sont défalqués à l’auteur de discriminations. Quand son discrinotron est à zéro, il peut récupérer des points en vivant la vie d’une assistante mère d’enfants en bas âge !

2. Stopleboulo

Déclenchement du blocage des ordinateurs et téléphones utilisés par les collaboratrices lorsqu’elles ont travaillé pour un équivalent salaire des hommes. La différence de salaires entre les hommes et les femmes étant de 15 % selon Eurostat, l’organisme de statistiques de l’Union européenne, le stopleboulo intervient le 7 novembre. Si les femmes choisissent de pratiquer un stopleboulo mensuel, elles ne travaillent que deux jours, la dernière semaine du mois. Les footballeuses professionnelles étant dix fois moins payées que les footballeurs, elles arrêtent le match à la neuvième minute. Les réalisatrices étant payées 42 % de moins que leurs homologues masculins devraient arrêter la diffusion de leur film à un peu plus de la moitié.

3. COURDEFOOT

Repérage des situations où les hommes jouent un rôle central et les femmes sont spectatrices Dans la majorité des cours de récréation, l’espace central est occupé par un terrain de football où les garçons jouent. nike air max 2016 goedkoop Autour de ce terrain, les filles ont un espace réduit pour regarder les garçons jouer. Dans l’entreprise, le schéma se reproduit. Les postes centraux sont occupés par des hommes : dans les 100 plus grandes sociétés européennes, les comités exécutifs sont composés à 89 % d’hommes. 24 % des femmes dirigent des entreprises dans le Monde (étude du cabinet de conseil Grant Thornton, mars 2016). 39 % des entreprises du G7 ne comptent même aucune femme au sein de leur conseil d’administration… Courdefoot déclenche des coups de sifflet signalant un arrêt de ce jeu discriminant. Ils sont assez stridents pour étourdir les hommes et leur donner envie de s’éloigner de l’espace central.

Quelques phrases identifiées comme sexistes par le discrinotron :

  • Elle est intelligente pour une fille
  • Très bon CV. Dommage qu’elle ait des enfants.
  • Tu peux nous remercier. On s’est tapé tout le boulot pendant ton congé maternité.
  • Face au client, une femme, cela ne fait pas très pro.
  • Encore une qui voudra prendre ses mercredis.
  • Si on ne peut pas faire de réunion à 18 h, quand est-ce qu’on travaille.
  • C’est quoi cette Barbie ? Elle a dû coucher.
  • T’as tes règles ou quoi ?
  • Pour ce métier, il faut en avoir.
  • Pas besoin d’augmentation. Elle a conjoint qui gagne bien.
  • Tu mets une jupe et des talons, cela fera plaisir au patron.
  • Je me demande à qui elle a couché pour en arriver là.

[bctt tweet= »Dans les 100 plus grandes sociétés européennes, les comités exécutifs sont composés à 89 % d’hommes.l »]
Les synomymes de discrimettes sont : Equiscope, pariscopette, paritelles, équinettes, injuscann… A vous de compléter

4. EQUANTIZEUR

Mesure de l’expérience et la formation d’une femme et calcule de l’équivalent du poste et du salaire pour les hommes. L’equantizeur mesure l’expérience, la formation, le talent d’une femme et indique le poste et le salaire qu’on accorderait si c’est un homme. Particulièrement utile aux recruteurs, cette fonction permet de : – Supprimer les différences de salaires. Adoptée en priorité par les managers de la Silicon Valley, elle évite que les femmes aient des salaires de 40 à 50 % inférieurs aux hommes. – Diminue les défauts d’évaluation qui viennent du fait que, contrairement aux hommes, les femmes ne mettent pas en avant leurs réalisations. Si un recruteur ne respecte pas les préconisations de l’équantizeur, sa taille diminue et il est rapidement transformé en un nain de jardin. À cause de cette métamorphose, le discriminant peut perdre confiance en lui et se retrouver dans la situation peu enviable que connaissent de nombreuses femmes.

Vous voulez modifier ou ajouter des fonctions. A vous de jouer
[bctt tweet= »Les entreprises ayant aucune femme dans leur comité de direction ont une performance de 18 % inférieure . »]
Vous voulez organiser un atelier ou une conférence sur ce thème. Contactez Anne-Caroline

5. Métisseur

Évaluateur des performances d’un métissage égalitaire hommes-femmes Les études scientifiques se multiplient. Les femmes sont différentes, les hommes aussi ! Ces différences se traduisent dans des manières d’aborder le travail. Si les hommes sont plus dans l’action, les femmes excellent dans l’analyse et la perception. Les hommes ont plus l’esprit de compétition, alors que les femmes effectuent plusieurs tâches en même temps. Lorsqu’elles créent une entreprise, les femmes partent souvent d’un besoin, d’un manque observé dans la vie quotidienne, alors que les hommes privilégient les performances technologiques et les opportunités des marchés. Ce métissage des différences a un impact sur la performance d’une entreprise. Les entreprises qui ne comptent aucune femme dans leur comité de direction ont une performance de 18 % inférieure et celles qui comptent plus de 35 % de femmes parmi leur encadrement. Une étude de l’OCDE montre que si la France parvenait à une égalité vraie entre hommes et femmes tant en matière de participation au marché de l’emploi et de salaire que de taux entrepreneurial, elle engrangerait 9,4 % de croissance supplémentaire sur 20 ans. Le métisseur affiche les performances qu’une entreprise pourrait faire si elle était plus égalitaire. Ce quantitatif titille le fameux esprit de compétition des hommes.

6. Stéréotypeur

Identification des stéréotypes qui empêchent les femmes d’accéder à des postes de direction ou de s’engager dans certaines professions. Les stéréotypes ont la vie dure. Près d’un tiers des managers (29 %) pensent encore qu’il existe une différence de compétences liée à la génétique. Boutique Nike Paris Magasin 77 % des managers affirment que le savoir-faire est typiquement masculin alors que le savoir-être est pour eux plutôt une compétence féminine. « Tu ne vas pas t’enfermer derrière un ordinateur à manger de la pizza… Les filles cela parle aux gens, pas aux machines. » Ces stéréotypes freinent l’accès des femmes aux métiers du numérique. Ils se glissent ensuite partout de manière insidieuse pour les empêcher de rester dans la branche. Par exemple dans tous les jeux vidéos, les personnages féminins ont les seins comme des obus. Et ils se vendent bien. Le livre « Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières ? « a fait un carton, car il conforte les stéréotypes avec une sauce pseudo-scientifique. Quand il repère un stéréotype, le stéréotypeur projette des informations positives comme : En Malaisie, il y a autant de femmes que d’hommes dans les métiers du numérique. Les métiers ont la côte parce qu’ils ne sont pas salissants et permettent d’avoir des horaires souples.

[bctt tweet= »Le machorupteur détecte le parasitage de la parole des femmes . »]

7. Machorupteur

Détecteur du parasitage de la parole des femmes par des hommes Le machorupteur repère lorsqu’un homme coupe la parole à une femme pour lui voler la vedette, reformuler ses propos ou mieux lui expliquer comment elle doit penser. Cette intervention n’est pas nécessairement malveillante. Elle part juste du principe qu’une idée portée par des hommes a plus de poids. Quand un homme pratique la machoruption, ces chaussures se transforment en talons aiguille. D’une part, ils éprouvent un malaise et une perte de confiance en eux, d’autre part, ils rendent hommage aux policiers ougandais ont défilé en talons hauts, le 9 décembre 2016, dans les rues de Kampala, pour dénoncer la condition des femmes dans le pays.

8. nike air max 2017 pas cher Parolimeur

Booster d’égalité du temps de parole Selon une étude du CSA, les interventions des femmes (quel que soit leur rôle à l’antenne) représentent moins d’un tiers du temps de parole des émissions de plateau. Le Pariseien rapporte que 7 % de la parole sont accordés aux femmes sur NRJ ou Skyrock en libre antenne et 93% des interventions sont masculines. Sur France Inter ou Fun Radio, les femmes sont 27 % à s’exprimer contre 73 % d’hommes, et 41 % sur RTL, la radio qualifiée de plus « féminine ». Dans les diverses réunions publiques, les intervenants sont majoritairement masculins. Les femmes sont si peu nombreuses qu’elles font souvent figure de pot de fleurs. Ces chiffres viennent de la facilité. sac a dos fjallraven kanken france en ligne Les organisateurs trouvent plus facilement des hommes qui ont tendance à plus se mettre en avant. Le parolimeur rétablit la parité du temps de parole en rendant muets les hommes qui dépassent le temps de parole. Ils agitent leurs lèvres, mais on n’entend pas ce qu’ils disent. Ce cinéma muet leur donne envie d’inviter des femmes à leur donner la réplique.

MÉTIERS DU FUTUR DE LA SANTÉ

[bctt tweet= »Demain, nous aurons des numérantins ou laborantins du numérique. »]

Vous voulez organiser des ateliers, conférences, événements sur la santé demain, contactez Anne-Caroline

Dans le domaine de la santé, comme au demeurant dans tous les domaines, la digitalisation ou transformation des activités en 0 et 1 est en train de bouleverser les pratiques. On peut donc sans se tromper affirmer que dans un avenir proche, on aura besoin de datadocs. Ayant une formation médicale et d’ingénieur, ces blouses blanches connectées utiliseront les paramètres de leurs patients pour effectuer un diagnostic. Lors de leur interrogatoire, ils disposeront de données aussi diverses que la tension artérielle, le taux de glycémie, la température corporelle, la qualité de sommeil ou le nombre de pas effectués. Leur temps d’observation ne se limitera plus au 15 minutes de consultation, mais aux jours, voire aux semaines précédentes. Ils travailleront en étroite collaboration avec des numérantins. Ces laborantins du numérique vérifieront la fiabilité des capteurs de données individuelles insérés dans des bracelets, tatouages, vêtements ou autres… Ils concevront non pas des mélanges médicamenteux, mais des applications adaptées aux diverses pathologies. Comme aujourd’hui de nombreux chercheurs travaillent à la détection précoce du cancer par des analyses de sang ou d’urines, on peut imaginer que demain les numérantins proposent des kits CAPAPP (capteurs et applications) aux personnes à risques. Boutique Nike Paris Magasin

Les émotions pouvant aussi être captées, enregistrées et numérisées, on peut envisager que des psys élaborent des traitements adaptés aux sautes d’humeur. Grâce à ces émotionneurs, on passerait de la distribution massive d’antidépresseurs et anxiolytiques à la gestion fine des dysfonctionnements émotifs.

Ces enregistrements de données individuelles vont constituer de gigantesques bases de données. Des algodocs  sélectionneront celles à intégrer dans leurs algorithmes pour faire avancer la recherche sur une maladie.

[bctt tweet= »Demain, des numéropathes traiteront les dommages commis par abus de numérique. »]
Si la santé va profiter de ces apports du numérique, ils vont aussi créer de nouvelles pathologies. Nous aurons sans doute besoin de numéropathes pour traiter les dommages commis par abus de numérique. Ils soigneront le binarisme ou la déformation qui consiste à avoir un fonctionnement binaire (ouvert/fermé, blanc/noir, ouvert/fermé) et empêche tous raisonnements aussi complexes qu’intelligents. Ils traiteront aussi la zombiquitude. Cet autisme technologiste consiste à communiquer en permanence, par écrans interposés, avec des êtres absents physiquement et d’être dans l’impossibilité d’échanger avec les individus présents. Internet ayant favorisé tant le partage des savoirs que la convergence des disciplines, les nouvelles pistes thérapeutiques sont nombreuses. Elles passent par des implants, des imprimantes 3D, des nanomédicaments, des thérapies géniques… Dans ce contexte, les implanticiens auront du travail avec la mise en place et la surveillance des implants permettant de soigner des maladies et réparer ou remplacer un organe ou une fonction endommagée. Les implanticiens devront sans doute gérer les demandes d’augmentation des capacités. Des hommes et des femmes voudront télécharger des compétences, améliorer leur mémoire et leur concentration, démultiplier leur force physique… Comme la bêtise humaine n’a pas de limite, on peut imaginer que des mannequins de pacotille demandent aux implanticiens de les amputer des deux jambes pour leur greffer des paires artificielles d’Adriana Karembeu !
Question éthique, les génothiciens ou éthiciens du génome auront aussi fort à faire vu que des chercheurs chinois commencent à modifier le génome d’embryons humains. Si ces bricolages sont effectués aujourd’hui sur des embryons non viables, rien n’interdit de penser que demain cela ne soit pas le cas. Les génothiciens devront aussi intervenir lors de dérives marchandes liées au décryptage du génome. nike air max 2016 heren Par exemple, si les assurances pénalisent ceux qui ont un génome présentant de risques de cancer ou autres maladies. Comme la perfection n’est pas de ce monde, on aura sans doute des détoxeurs qui soigneront les dégâts provoqués par la présence de métal et d’objets connectés dans le corps. Courts-circuits, piratages, infections, interférences avec les ondes… Comme nous en sommes au balbutiement de ce métalisme, on espère juste que les détoxeurs préviendront tous ces dysfonctionnements pour ne pas avoir à les guérir.
Découvrir le livre. La presse en parle Vous voulez être partenaire de la deuxième édition, contactez Anne-Caroline
[bctt tweet= »Demain, des corcepteurs imprimeront des organes de remplacement. »]
Le cauchemar de la recherche d’organes pour transplantation pourrait bientôt n’être qu’un mauvais souvenir. De nombreuses recherches laissent espérer que demain on imprimera des organes compatibles, car créés à partir des cellules souches des patients. Fjallraven Kanken France Il faudra donc des corcepteurs ou techniciens médicaux pour concevoir ces organes. Des gourous annoncent que l’homme qui va vivre 1000 ans est déjà né. Si cette prophétie médiatique fait sourire, de nombreux chercheurs étudient le processus de vieillissement. Ils cherchent des moyens pour le ralentir, voire le supprimer. Dans cette logique, rien n’interdit de penser qu’on prendra demain rendez-vous chez l’immortaliseur.
Si leurs traitements sont performants, cela va contribuer à accentuer le vieillissement de la population. Selon l’Insee, en 2050, un habitant sur trois serait âgé de 60 ans ou plus, contre un sur cinq en 2005. Fjallraven Kanken No.2 On aura alors un grand besoin de spécialistes du bien-être du 3e âge. Des psygérontechnologues aideront les anciens à accepter et utiliser les technologies. Des jeuronthiciens concevront des dispositifs ludiques pour maintenir les capacités des anciens. adidas uk store Des companoboteurs personnaliseront les robots d’accompagnement et aideront leur propriétaire à les utiliser. Nike Air Max 2016 Goedkoop Dans cette ambiance du toujours plus longtemps, l’éternité ne plaira pas ou ne sera pas accessible à tout le monde. On aura alors besoin d’euthanaloges pour gérer les demandes d’euthanasies. Si ce tour de piste des possibles métiers de demain de la santé peut paraître ludique et surréaliste, il est important de le critiquer, l’enrichir, le compléter et le faire évoluer. Ces extrapolations permettront de réfléchir à des dispositifs de formation et d’évolutions professionnelles adaptées aux transformations technologiques et sociétales.

UNE AFFAIRE DE POIDS

A VOS CLAVIERS

La planète a un vrai coup de chaud.
Pour l’aérer, il faut diversifier les sources énergétiques. Après l’énergie solaire, les biocarburants, les éoliennes, l’énergie humaine a fait son entrée au tableau des sources de production. Comme cette énergie est écologique, renouvelable et inépuisable, demain tous les lieux où les dépenses en énergie sont importantes (salles de sport, boîtes de nuit, cours de récréation…) seront équipés en récupérateurs.

La planète a aussi un vrai coup de gros.
L’obésité est devenue un fléau. Reconnue comme maladie par l’OMS en 1997, elle fait des ravages toujours plus grands. D’ici 2030, le nombre de personnes en surpoids  devrait atteindre 3,3 milliards de personnes.

Et pourquoi pas faire d’une pierre deux coups en éliminant l’obésité en transformant la graisse en énergie humaine ? Après avoir lu « Histoire de Poids » à vous d’imaginer un dispositif qui va résoudre deux problèmes.

Et si demain, on transformait notre graisse en électricité  !

Mia a la graisse généreuse. Elle s’en débarrasse en fournissant du jus. Ce régime solidaire et écologique vaut le jus en mettant quelques kilos de bonheur dans la balance.

Mia est une « indicée ». Ce mot fait pousser des soupirs à tous ceux qui croyaient que le grand chambardement technologique ferait voler en éclat les terminologies bureaucratiques. Manque de chance, au cours de longues réunions, des technocrates se sont occupés en décidant que le mot « obèse » était discriminatoire. Ils l’ont remplacé par le mot « indicé ». Ces cerveaux ont vendu l’affaire en expliquant que l’Indice de masse corporelle distingue les personnes ayant une morphologie normale de celles en surpoids.

Lucos n’a que faire de ces délires de bureaucrates. Indicée, obèse, Mia est pour lui une femme de poids qui chaque jour lui offre des kilos d’amour. C’est d’ailleurs pour cela qu’il fait attention à ses moindres signes de faiblesse.

— Mia, tu as l’air fatiguée

— J’ai l’impression qu’on m’a pompé mon énergie.

— Tu donnes toujours trop.

— On ne se refait pas.

— Tu as alimenté combien de personnes ?

Depuis quelque temps, Mia teste un dispositif miracle pour maigrir. Outre être garanti efficace, il est écologique et solidaire. Ses promoteurs l’ont d’ailleurs baptisé « Innovation de l’année ».

— Trois personnes, mais des gourmandes !

Le principe de ce système d’amaigrissement est de transformer la masse graisseuse en électricité. La transmission de cette manne hautement énergétique s’effectue en direct. On pompe, centrifuge, transforme et l’électricité produite alimente différents appareils.

— J’ai commencé la journée en donnant à Marie-Jeanne, une ménagère de plus de 90 ans qui fait le ménage à l’ancienne. Elle pousse son aspirateur. Elle préfère. Elle dit que les robots survolent la poussière. Elle n’a pas tort. Souvent, leurs concepteurs n’ont jamais caressé du bout d’un balais les troupeaux de moutons qui se cachent derrière nos meubles.

— Tu bougeais pour la suivre ?

— L’extracteur de graisses dispose d’un fil de 5 m, cela suffisait. J’étais assis à table.

— Est-ce qu’elle t’a servi à manger ?

— Juste deux ou trois petits gâteaux. Je ne pouvais pas refuser, elle était tellement contente de me les offrir.

Lucos regarde le compteur calories de sa femme et dit :

— Entre la graisse pompée et les gâteaux dévorés, tu as perdu 38 g.

— J’aurais crû plus, dit Mia. Ce n’est pas grave, je lui ai fait plaisir.

Lucos approuve. Pour lui comme pour Mia, ce qu’on ne donne aux autres ne pourra jamais se quantifier

3,3 milliards de personnes en surpoids en 2030 !

— Je vois que tu as été ensuite chez Sue Halin.

— Là, j’ai donné un maximum. Dans sa cuisine, je fondais comme neige au soleil. Sue a besoin de la dose pour faire fonctionner tous ses robots. Elle a une armée en cuisine et en salle pour servir un couscous aussi généreux qu’elle. J’adore cette femme. Depuis trois ans, elle pratique le « un couscous acheté pour deux couscous offerts » et nourrit chaque jour des centaines de personnes dans le besoin.

— Son couscous est copieux ? glisse Lucos en ayant les yeux sur les performances du jour de sa femme.

— C’est surtout le meilleur couscous de la planète. Sue ne comprendrait pas que je refuse d’en manger.

Lucos approuve bien qu’il trouve que parfois sa femme en fait des kilos pour justifier sa gourmande générosité.

— Tu peux peut-être lui dire que tu veux maigrir. Elle comprendrait sans doute.

— Je veux maigrir…, mais pas m’aigrir en refusant de partager. J’offre du courant, ils me donnent du jus. Si je refuse, ils n’auront plus envie que je vienne transformer ma graisse en électricité.

Lucos sourit. Il doute que les concepteurs de ce régime miraculeux aient envisagé qu’il ne fonctionne que si les « indicés » acceptent de ne pas maigrir ou s’aigrir.